Notre voyage en voilier

Notre voyage en voilier

2011-06-26 Détails de notre arrivée / Moments morables

DETAILS DE NOTRE ARRIVÉE

Chers lecteurs et lectrices de notre blog,

Nous sommes très très heureux de vous informer que L’Interrompue et son équipage arrivera à CHICOUTIMI le mardi, 28 juin vers midi 30 (12h30) à la marina de Chicoutimi, boulevard Saguenay.

Avant d’accoster, nous ferons un tour en avant de la marina afin de vous saluer à partir de notre bateau.  Nous resterons à quai tout l’après-midi et toute la soirée alors, si le cœur vous en dit, venez faire votre tour au moment de votre choix, on est fébrile à l’idée de vous voir la binette J.  

Note :  Les quais à la marina ne sont normalement pas voués à un comité d’accueil.  La marina en limite le nombre de personnes.  Nous espérons qu’Antoinette (notre doyenne 98 ans, mère de Réjean) et ses accompagnateurs pourront s’approcher pour assister à l’accostage et à nos premières accolades.  Pour les autres, vous nous verrez venir à vous sur le terrain.

 

QUELQUES GRANDS MOMENTS DU VOYAGES

Nous voici rendus au 26 juin, notre voyage en voilier tire à sa fin, tout comme ce blog d’ailleurs.  Le retour vers notre chez-nous incite à la réflexion.  Même s’ils ont été nombreux, Réjean et moi, avons relevés quelques grands moments de cette année.  Il n’a pas été facile d’en faire le tri mais, certains se sont démarqués.

 

La plus belle île des Bahamas : Hope Town, Abacos, Bahamas. 

Charmante et pittoresque … que dire de plus !

L’inattendu et la surprise : Un Cero pêché sur le banc, vers Norman’s Cay, Bahamas. 

On nous disait qu’il n’y avait pas de poisson à pêcher sur le banc.  À la grande surprise de Ann et Yvan en vacances sur le « Gusto Del Mare », Réjean a attrapé un magnifique Cero ; un excellent souper qui a fait des jaloux.

Notre coup de cœur dans les villes visitées: Ste-Augustine, Floride, É-U. 

De toutes les villes visitées pendant notre voyage, c’est définitivement cette ville ancestrale qui vole la vedette à toutes les autres.  L’architecture de style espagnol mérite que l’on s’y arrête quelques jours.  En un rien de temps, nous étions dépaysés et sous son charme !

Le plus beau paysage des îles: Georgetown, Exhumas, Bahamas. 

Lors de notre expédition à mobylette, nous sommes tombés sous le charme de ce décor enchanteur.  C’était comme dans les revues de voyage et, nous y étions !

Notre plus belle journée de voile : De Turtle Cay à Great Sale Cay, Abacos, Bahamas. 

Le soleil, le vent et l’eau turquoise étaient de la partie. Nous avons navigué à voile au près serré, au près bon plein et au grand largue toute la journée sans faire tourner le moteur.  La vitesse atteinte était toujours de plus de 6 nœuds.

La pire journée de navigation : La Delaware Bay, Maryland, É-U. 

Désolé, c’était tellement mauvais qu’aucune photo n’a été prise.

Le vent dans le nez, la vague généreuse qui frappe l’étrave, les embruns, la vitesse sous les 4 nœuds, les 12 heures de navigation, la courroie d’alternateur pétée… ah qu’il est bon de n’en garder qu’un souvenir.

Le moment le plus émouvant  : Notre arrivée à Bimini, Bahamas. 

Après de longs mois de navigation et la traversée du Golf Stream, nous arrivions enfin !  À la demande du capitaine, j’étais sur le pont avant à surveiller les têtes de coraux et j’étais ébahie de voir le fond de l’eau, sa limpidité et sa beauté.  J’étais si émue que je n’arrivais plus à parler ; seules les larmes témoignaient de ma gratitude et du grand moment de bonheur que je vivais. 

Notre plus grande peine : Le 21 août 2010, Burlington, Lac Champlain, État du Vermont, É.-U. 

Nous apprenions le décès de notre bon ami Gilles Hébert.  Réjean et moi sommes en deuils.  Moments de grande tristesse et sentiments d’impuissance éprouvés face au chagrin de notre amie Lise, son épouse et de sa famille.

Moment inattendu de générosité ; le réconfort : L’épaule d’un voilier canadien totalement étranger

À la suite d’une longue et stressante journée à éviter l’échouement dans un Intracoastal peu profond, nous arrivons enfin à Little River, Calabash Creek, espérant y mouiller pour la nuit.  Le soleil est sur le point se coucher et le mouillage est plein ; que faire ?  Nous voyons alors une femme au loin, sur le pont de son voilier « Spice of Life ». Elle nous fait signe de venir se mettre à leur épaule pour la nuit.  C’était notre première expérience de ce genre d’ancrage.  Ces bons samaritains nous ont évité de naviguer à la noirceur jusqu’à un prochain mouillage.  Grand merci ! 

Déception du voyage : Le mal de mer. 

À ma grande désolation, le Capi devra se faire à l’idée que sa Mousseline a un mal incurable… L

La plus mauvaise nuit à l’ancre : Mouillage de Staniel Cay, près de la grotte Tunderball, Bahamas. 

Une nuit orageuse et venteuse à veiller l’ancre. Il vente à plus de 25 nœuds, il y a une vague de 2 pieds, l’orage gronde au loin avec son lots d’éclairs et de tonnerre. L’ancre va-t-il tenir L’Interrompue à son mouillage ? Moi, Réjean, je veille toute la nuit, surveillant la position du GPS pour tout écart nécessitant le démarrage du moteur. Je surveille même le bateau de nos amis Monelisa. Le bateau brasse tellement et le vent siffle si fort dans les haubans que je dois resserrer les armatures métalliques qui retiennent les haubans sur les parois intérieures de la coque. Au matin, le soleil radieux me redonne l’énergie de partir sous voile vers une île meilleure.

Le lunch le plus dispendieux : Restaurant MacDuff, Normand’s Cay, Exhumas, Bahamas

On se rend au seul et unique restaurant de l’île, le MacDuff, (qui n’a rien à voir avec le McDonald) pour y prendre notre premier « lunch » depuis notre arrivée aux Bahamas.  Deux hamburgers garnis avec salade et deux Kalik, bières locales.  Facture totale : 48 $, sans le pourboire ; et vlan !  

Moments tristes et inévitables : La séparation d’avec nos amis de voyage. 

Il n’y a rien de bien rigolo à quitter les amis qui, pendant cette année de voyage, sont devenus notre famille.  On pouvait toujours compter sur eux, peu importe la situation.  Ils étaient toujours là, prêts à aider ou à festoyer !  

Le paradoxe : Le soleil, la chaleur versus l’orage diluvien, Georgetown, Exhumas, Bahamas

Tout l’avant-midi, Émilie (fille d’Hélène) profite de ses dernières heures de vacances dans le hamac et nage dans l’eau limpide, sous un chaud soleil.  

Le même jour, en début d’après-midi, Marie-Êve (fille de Réjean) débute ses vacances et débarque du taxi sous une pluie diluvienne, du jamais vu ! ! !

Le moment le plus excitant: Traversée des Abacos vers États-Unis, le 9 avril 2011

Naviguer pendant plus de 20 minutes sur une mer d’huile, d’un bleu indigo, avec un banc de dauphins.  Le bonheur total où l’adulte en nous laisse place à l’excitation de l’enfant.



26/06/2011
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