Notre voyage en voilier

Notre voyage en voilier

2010-10-20 - De Solomon's Island à Mill Creek à Deltaville

JOUR 105 VERS LES BAHAMAS

De Solomond’s Island à Mill Creek, Chesapeake Bay (VIRGINIE)  

Mardi le 19 octobre 2010  Température, 21oC.   Ensoleillé avec passages nuageux  
Vents : Nord à 10/15 nœuds en AM, 5/10 nœuds en PM
Distance parcourue : 45,7 mn  Total depuis notre départ de La Baie : 1,188.11 mn
Position : N 37 47.5  W 076 19.7

Bonjour, aujourd’hui c’est Réjean qui sera le rédacteur de l’article.  C’est avec grand plaisir que je lui cède ma plume informatisée J.

Mot du capitaine

 

Hier soir, j'ai vérifié les prédictions de la météo maritime. On annonçait du vent nord à 10 noeuds. Donc des belles conditions pour une navigation tranquille. Le soleil devait apparaître de temps en temps. La consigne est donnée: lever à 6:30 et départ à 7:00. Vers 4:00 ce matin, le vent se lève dans notre mouillage et il est nord. Tout se confirme. Tel que convenu, nous levons nos corps dans la noirceur. Nous nous habillons pour le gros temps car s'il vente déjà dans le mouillage protégé alors le temps sera plus gros en mer. Le moteur est démarré et l'ancre relevée. Patrick (un ami français du catamaran SDS) nous salue et la mousseline qui tient la barre, se fraye un chemin au travers des bateaux au mouillage. Nous gagnons la rivière qui se jette 3 milles plus loin dans la baie de Chesepeake.

Mot du skipper (voile)

 

Dans la rivière, nous avons le vent dans le nez car nous devons progresser vers le nord est. La vague se forme pour atteindre 3 pieds. Les embruns viennent saler le pont. Les espadrilles sont troquées pour les bottes. Nous sommes suivis par plusieurs bateaux inconnus qui font route comme nous vers le sud.  Après les 3 milles de la rivière, nous pouvons enfin contourner la bouée verte et prendre une direction plus vers le sud. Ce faisant, le vent debout tourne au travers et c'est là que je hisse la « grand'voile ». Le vent étant quand même assez fort, on parle ici de 15 à 20 nœuds, je prends les deux ris disponibles et je déroule le génois pour une surface équivalent à un petit foc. La vitesse du bateau monte à 6 nœuds.  Il convient de garder le moteur au ralenti pour recharger les batteries avec la transmission au neutre.

Le capitaine va hisser la grande voile

Un peu plus tard, je déroule le génois à sa pleine grandeur. La vitesse se maintient à 6,5 nœuds avec une pointe à 7,1. La gîte est confortable à 15 degrés et nous nous faisons brasser dans la vague de 2 à 3 pieds. Nous naviguons ainsi jusqu'à 10h30 alors que le vent, diminuant, nous force à redémarrer le moteur pour garder une vitesse de 6 nœuds L.

Le vent continue de faiblir, le soleil devient imposant et la mer s'aplatit mais garde une longue vague qui berce le bateau. La mousseline finit par se laisser aller à un sommeil sur le banc du cockpit.

Mot du navigateur

 

En quittant Solomon’s Island, nous continuons notre progression vers le sud. Quelques trois heures après notre départ, nous arrivons à l'embouchure de la rivière Potomac que Barak Obama emprunte lorsqu'il revient chez lui à Washington en canoë… Il faut dire qu'elle fait environ 100 milles avant la ville donc on peut supposer que ce n'est pas lui qui rame. Nous, nous traversons l'embouchure pour arriver de l'autre côté en VIRGINIE.  Eh oui, nous avons quitté l'état du Maryland et notre mouillage est une petite baie bien abritée à l'intérieur des terres. Nous sommes assez près de Fredericksburg, là où a eu lieu les confrontations lors de la guerre de sécession en 1867 à peu près. Nous sommes toutefois toujours à l'intérieur de la Chesapeake Bay.

Mot du pêcheur

 

J'ai pris un premier poisson dimanche dernier. Il faut dire que je ne suis pas un pêcheur très attentionné. Un bon pêcheur vérifie son leurre une fois de temps en temps. Disons qu'aux 15 minutes c'est une bonne fréquence,  mais moi je l'oublie et j'attends la prise. Or lorsqu'il était temps de remonter la ligne avant d'entrer au mouillage, j'ai enroulé le fil pour m'apercevoir qu'il y avait un poisson au bout. Le pauvre s'est fait remorquer pendant je ne sais pas combien de temps avec les trois hameçons bien plantés dans ses maxillaires. Il était bien fatigué avant d'être remonté à bord mais encore bien vivant. Le pauvre a terminé sa vie sur la grille du BBQ J.  Il était succulent ; Hélène en était agréablement surprise.

Aujourd'hui, j'ai mis la ligne à l'eau avec beaucoup de fil et malgré la vitesse élevée du bateau, un poisson est venu mordre le leurre.  Malheureusement, il s'est échappé. Quelques 15 minutes plus tard, j'attrapais son père qui n'a pas su prendre la leçon de son fils. Hélène, (le grand sourire aux lèvres, jubile de joie à l’idée du menu pour le souper) a dû sortir la puise car il était plus gros et n'avait qu'un crochet de planté dans le maxillaire supérieur. Malgré mes efforts, il n'y a pas eu d'autre prise.

Minute moumoute... faut le cuire ce poisson avant de le manger !

 

Mot de l'homme des machine

 

Le presse-étoupe fait eau. Il faudra le resserrer. Mais c'est quoi ça un presse-étoupe ?

Le presse-étoupe est un joint d'étanchéité ajusté autour de l'arbre d'hélice. Comme l'arbre d'hélice doit passer au travers de la coque pour aller faire tourner l'hélice, il faut un dispositif qui empêche l'eau d'entrer. Mais le dispositif n'est pas parfait et il laisse entrer de l'eau, ce qui est normal et nécessaire car c'est cette eau qui lubrifie la garniture du joint. Trop usé, il en laisse passé trop alors il faut resserrer l'écrou d'ajustement.

Mot de l'équipe de rédaction

 

Vous avez sûrement remarqué que dans le texte des blogs, il y avait des fautes d'orthographe et de syntaxe ici et là.  Sachez que vous avez la chance de lire un texte brut provenant d'un premier jet, très souvent composé les fesses sur un banc non rembourré avec un éclairage déficient et même avec une certaine dose de vent et de pluie et un gîte inconfortable pour les scribouilleurs.  Nous avons aussi à composer avec les connexions Internet qui lâchent en plein milieu du travail… L.  Ceci étant dit, soyez assuré que la version finale qui sortira éventuellement aura été revue et corrigée mais cela pourra prendre plusieurs mois voire des années. Alors si vous voyez ces fautes, soyez indulgents et imaginez les conditions de la personne qui écrit et vous pourrez alors nous pardonner J.

À bientôt !

Entre deux vagues, j'écris le blog !

 

JOUR 106 VERS LES BAHAMAS

De Mill Creek à Deltaville, Chesapeake Bay (VIRGINIE) 

Mercredi le 20 octobre 2010  Température, 16oC.   Nuageux, pluie intermittente
Vents : Est à 10/15 nœuds
Distance parcourue : 26.2 mn  Total depuis notre départ de La Baie : 1,188.11 mn
Position : N 37 32.8  W 076 20.3

Mise à part que la pluie s’est mise à tomber au milieu de la nuit, tout était calme.  Mill Creek est un mouillage des plus silencieux, en plus, il n’y avait pas un souffle de vent ; un vrai petit paradis.

Debout à 7h30. Le ciel est tout gris et une petite pluie fine tombe doucement.  On s’habille pour la pluie avec de bons vêtements chauds en-dessous car il ne fait que 15oC ce matin ; grrrr.  Nous partons donc à 7h50 en direction de Deltaville.  Nous avons une navigation d’environ 5 heures à faire.  La pluie semble bien installée pour la journée… 

Le génois est déroulé et nous naviguons la moitié du trajet avec le vent de travers avec des vagues de 2 pieds.  Tout va bien, notre vitesse varie entre 6 et 6,9 nœuds.  Nous avons parfois la surprise de « suffer » sur la vague à une vitesse de 7,8 nœuds, wow, c’est vraiment trippant. 

La vague et le ciel menaçant

La pluie a cessé, le ciel reste incertain.  Nous faisons notre virage en direction de Deltaville.  Nous naviguerons les derniers milles au portant, surfant ici et là sur de longues vagues de 2 à 3 pieds.

L'automne se fait sentir... faudra naviguer et naviguer si l'on veut sentir la chaleur !

Arrivée à Deltaville sous la pluie à 13h15.  Nous mouillons l’ancre dans la Jackson Creek, une petite baie où nous seront bien à l’abri des vents.  

Notre mouillage : Voyez-vous comment le ciel est couvert - L'orange approche.

Nous partons avec l'Écho à la recherche de la marina.  La plaque solaire n'a rien donné de bon aujourd'hui alors, il faut se rabattre sur la glace en sac.

À bord de notre Écho - Même la pluie ne parviendra pas à m'enlever le sourire

À bientôt !

 

 



20/10/2010
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