Notre voyage en voilier

Notre voyage en voilier

2010-08-14 - Burlington - problème de moteur...

JOUR 40 VERS LES BAHAMAS – Mouillage sur coffre à Burlington

Samedi, le 14 août 2010  Température : 32oC, ensoleillé avec passages nuageux  – Vents Sud 10/15 noeuds

Bonjour, c'est la mousseline qui vous parle.

Nous sommes dans la région de Burlington depuis maintenant une semaine.  Nous avons décidés de profiter de belle température et de la charmante ville de Burlington pour prendre des vacances … !!!!

Je pratique les manœuvres d'amarrage sur coffre et j'avoue que je m'en tire pas mal bien.  Moi qui ne voulait que faire les manœuvres de départ, me voilà maintenant en train de maîtriser les arrivéesJ.  Il y a ici plusieurs beaux endroits où nous pouvons mouiller : à la plage municipale de Burlington, trois charmantes baie à Shelburne (30 minutes de Burlington) et il y a les mouillages sur coffre de Burlington, bien attaché solide.   Le paysage est fabuleux, la température chaude et ensoleillée; l'endroit est vraiment merveilleux. 

Dans le vieux Burlington

En plus de beaucoup marcher, nous avons faits un tour d'autobus de ville pour nous rendre au centre d'achat, histoire de voir autre chose que le Vieux-Burlington.  Bref, nous faisons la vie de vacancier.

Les vents du sud à 15/20 nœuds annoncés hier, lesquels avaient justifiés que l'on change d'endroit de mouillage, ne se sont pas pointés.  Nous avons tout de même découvert un bel endroit, très sauvage ou mouiller. Nous avons eu droit à toute une volée de Cormoran, probablement en migration.

La nuit a été calme et le lac était lisse comme une fesse de bébé. 

Arrivée au mooring de Burlington vers 10h, déjeuner et on se prépare pour aller à terre.  Vous connaissez ma passion pour le cinéma, alors nous sommes allés au cinéma de Burlington voir le film « MANGE PRIE AIME » J  Excellent !  Nous allons ensuite au « City Market » (épicerie du genre Corneau et Cantin en 5 fois plus gros) faire quelques achats pour le souper.  Retour au bateau à 16h30, il fait encore beau et chaud.

Nous décidons de nous rendre à la plage municipale pour y mouiller pour la nuit.  À peine arrivé, le voilier voisin nous informe qu'ils annoncent des vents de 10/15 nœuds pour la nuit et nous suggère de le suivre dans une petite baie pas très loin. (Shelburne Bay… J nous connaissons déjà).   À peine désancré, Réjean s'aperçoit que l'aiguille de l'indicateur de chaleur du moteur est au plus haut.  Il arrête le moteur en catastrophe et descend voir ce qui ne va pas.  À peine le coussin enlevé, le voilà tout énervé, avec raison cette fois, prendre la chaudière et asperger le moteur.  La vapeur qui sort de là est impressionnante tellement le moteur est chaud.  Le voilier Euphoria qui nous accompagnait voit que quelque chose ne vas pas et reviens nous voir pour offrir son aide.  Réjean lui dit que le moteur chauffe mais qu'il a trouvé la cause.  Le tuyau de refroidissement a encore lâché !  Il refixe le tout et continue de rafraichir le moteur.  Euphoria continue de faire le guet…  Le Capi repart le moteur mais non, il continue à chauffer !  En désespoir de cause, il demande au couple d'Euphoria de nous remorquer à Shelburne Bai, là ou il y a un garage à bateau. 

Nous sommes donc remorqués par le voilier Euphoria à un mouillage sur coffre à Shelburne.  Réjean est très inquiet, le moteur est peut être sauté !  Il ne dit mot pendant le trajet… je reste silencieuse tout en priant St-Antoine de Padou de s'occuper L'Interrompue.  C'est quand même le saint responsable des causes perdues celui-là !

L'Interrompue remorquée par Euphoria.

Rendu au mouillage sur coffre, nous remercions le couple d'Euphoria et Réjean s'active à chercher la cause du trouble.  Voici l'explication du mécanicien.

Mot du Mécanicien

Du mouillage du fond de la baie, je suis aux commandes et je surveille toujours le cadran de température. On arrête faire le plein d'essence et je manipule les bidons rangés près du maudit tuyau qui a lâché à Tadoussac. Nous continuons notre route jusqu'à Burlington et tout va bien. À la fin de la journée, c'est Hélène qui est aux commandes.

Nous nous rendons à la plage à une demi-heure de là. Lorsque nous relevons l'ancre, je m'aperçois que l'aiguille est en haut. J'arrête le moteur et constate le même problème qu'à Tadoussac. J'ouvre le bouchon et remplis le moteur d'eau. Je l'arrose copieusement et je fais démarrer. Il tourne mais la température ne baisse pas. Je l'arrête encore et j'essaie de le refroidir. Je le fais démarrer mais il refuse de tourner. Je mets les trois batteries au travail mais rien n'y change. Il finit quand même pas démarrer mais il chauffe toujours. Je l'arrose et le remplit d'eau mais tout à coup il s'arrête de lui-même. Je suis sûr qu'il est sauté. Le voisin nous remorque à la marina où il y a un chantier naval pour se faire réparer. Je vois déjà un moteur neuf à bord et quelques $$$$ en moins.

Rendu au mouillage, je répare le maudit tuyau qui pourtant avait été bien réparé à Cap-à-L'Aigle. Je remets de l'eau, purge le système et démarre le moteur. La température monte et se stabilise à 180. Tout semble correct. J'avais essayé de le démarrer pendant le remorquage mais il refusait de tourner comme s'il était bloqué. J'ai pensé que l'antigel a entré dans les cylindres par le gasket de tête brisé par la chaleur. Ensuite j'ai essayé de le démarrer en actionnant le décompresseur et il s'est mis à tourner. En relâchant le décompresseur, il bloquait mais après un certains temps il a démarré. Mais la température a monté rapidement.

Après analyse du problème, je pense que le moteur n'a pas trop chauffé malgré tout. Lorsqu'il s'est arrêté tout seul, c'est parce qu'il a avalé de l'eau par la prise d'air et à bloqué. La température qui montait très vite a été causé par la présence de vapeur dans la chambre de la sonde. Maintenant il me faudra encore une bonne semaine de marche avant de reprendre confiance dans le moteur. Et je vais corriger le problème du tuyau qui se débranche. À suivre.

La mousseline vous parle à nouveau.  Le stress descendu, je m'active à préparer une sauce à spaghetti aux crevettes pendant que Réjean s'enfile deux rasades de rhum derrière la cravate, histoire de se relaxer un peu.  Nous soupons vers 20h dehors, il fait doux et chaud.

Dodo à 21h30 : La nuit est calme jusqu'à minuit 30 ; un vent du sud à 10/15 nœuds se lève et la houle nous bercera jusqu'au matin.  Nous sommes au mouillage sur coffre alors nous pouvons dormir sur nos quatre oreilles. 

 À bientôt !

 

 



15/08/2010
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