Notre voyage en voilier

Notre voyage en voilier

2010-07-30 De St-Paul-de-l'Île-aux-Noix aux lignes américaines

JOUR 23 VERS LES BAHAMAS (Marina Gosselin – St-Paul-de-l'Ile aux Noix)

Jeudi, le 29 juillet 2010 –Température 24oC, soleil mur à mur – vent d'ouest 15/20

Bonjour, c'est la Mousseline qui vous parle J

Debout à 7h30.  Le soleil est là, les vents sont forts et le temps s'est rafraîchit.  Il n'y a plus cette humidité pesante.  Nous préparons le déjeuner, bacon, œufs, yogourt et bleuets cueillis et offerts par Pierrette et Charles, etc., commençons la journée du bon pied.  Nous nous rendons au magasin de la marina pour essayer de trouver le problème d'Internet que nous avons, mais en vain !  Personne ne peut nous aider et ça mets mon capitaine de mauvais poil, la marina dit offrir un service et il n'en est rien, c'est désolant.  Après plus de 30 minutes de temps perdu…  il retourne au bateau.

Nous partons à pied à la recherche d'un café Internet, une bibliothèque ou que sais-je, un ti boutte de fil qui nous permettrait de se brancher et donner des nouvelles. 

Nous visitons la marina Gagnon qui est juste à côté de celle où nous sommes.  Mise à part le super beau voilier Jeanneau 36 pieds en démonstration dans le magasin (et qui nous fait rêver de part sa luxure) nous ne trouvons rien, pas un seul signal.  Bon, nous sommes dans un tout petit village… nous nous rendons à l'Hôtel de Ville pour savoir s'il y a une bibliothèque avec service Internet.  La gentille dame nous dit que oui J mais elle est fermée le jeudi et ouverte le vendredi de 15h à 20h  La belle affaire !  Il faudra se passer d'Internet encore aujourd'hui.

Nous finissons le tour du village par un arrêt dans un petit restaurant/café/
boutique de bonbon absolument capotant.  Les enfants doivent certainement devenir fous à voir le choix et la quantité de friandises offerts.  La boutique est décorée à l'ancienne, comme dans le temps du « magasin général » avec un coin décoré 1950 avec comme thème le « Coke » etc.  Je prends un café Capuccino et Réjean se laisse tenter par le gros comptoir de crème glacé et sorbets aux couleurs invitantes.  Nous rencontrons trois charmantes dames du 3e âge qui nous font la causette et nous encouragent à continuer et foncer de l'avant.  Elles nous disent aussi « profitez-en, vous êtes chanceux d'être en santé »…  c'est ce que nous leur promettons de faire.

En fin d'après-midi, nous retournons à L'Interrompue.  Pendant que le Capi trace notre route au GPS pour demain et repère les endroits de mouillage, j'en profite pour faire le grand nettoyage du bateau avec la nouvelle brosse à pont que je viens d'acheter au magasin nautique de la marina ; j'ai fini de m'user les genoux en frottantJ.    

PS pour les dames :  Peut-être serez-vous jalouse un brin si je vous dis que, pour laver le plancher intérieur du voilier, je mouille le plancher à grand coup de boyau d'arrosage, je frotte avec ma brosse et un produit nettoyant biodégradable et je rince, toujours à l'aide du boyau !  On ouvre grand les écoutilles et le soleil sèche très rapidement le tout, pendant que je sirote un petit verre de vin rosé en récompense de mes grands efforts !!!

Au quai de la marina de St-Paul-de-l'île-aux-Noix

Demain, nous quitterons St-Paul-de-l'Île-aux-Noix et nous quitterons aussi le Québec.  C'est demain que nous traverserons au pays de L'Oncle Sam et nous rendrons au Lac Champlain.

 

JOUR 24 VERS LES BAHAMAS (Départ de St-Paul-de-l'Île-aux-Noix pour le Lac Champlain)

Vendredi, 30 juillet 2010 –Température 24oC, soleil et petits passages nuageux – Vents d'ouest de 15 nœuds.  

Debout à 7h – Je profite de la douche de la marina une dernière fois avant de quitter car, pour les prochains jours, nous serons au mouillage et au lavage à la débarbouillette…  Nous faisons le plein d'eau, d'essence, de diesel et nous larguons les amarres à 8h15.  Nous empruntons le chenal de la rivière Richelieu et nous dirigeons vers le Lac Champlain.

Petite affiche qui indique que nous franchisons les eaux américaines

HISTOIRE DE DOUANES AMÉRICAINES

À 10h, nous franchissons la ligne invisible qui sépare le Québec des États-Unis et nous approchons les douanes américaines.  Je prends la roue pendant que Réjean installe le drapeau de quarantaine.  Il s'agit d'un drapeau jaune, lequel doit flotter visiblement sur le bateau.  Ce drapeau indique que nous sommes en attente pour passer les douanes.)

Bon, je crois qu'il nous ont vus car il y a deux grosses flèches lumineuses et clignotantes (tout est gros aux É-U J) qui nous indiquent le ponton à utiliser.  Nous approchons et voyons un douanier près à nous aider à accoster (gros encore…)  Après un bref « good morning » le douanier nous parle de son anglais le plus difficile à comprendre et nous demande où nous allons et combien d'argent liquide nous avons avec nous.  Il nous demande ensuite de le suivre au poste de douane pour l'identification des papiers du bateau et de nos passeports.  Comme le veut la coutume, ce douanier n'est pas très souriant, je dirais même plus, pas souriant pantoute !  Nous remplissons le formulaire d'entrée aux É‑U, examine les nombreux papiers obligatoires pour le voilier et l'Écho et il entre dans le poste de douane pour vérifier si tout est en règle. 

Pendant ce temps, un policier se promène sur les pontons et examine les embarcations qui y sont accostées ; il passe près du nôtre, sans s'y attarder.  Le gentil douanier à l'air de bœuf armé jusqu'aux dents nous remet nos papiers et passeports en nous disant que tout était en règle et que nous pouvions circuler aux É-U.  Nous avons sa bénédiction, nous sommes dédouanés !  Nous retournons au bateau et le policier ne pose aucune question et ne visite même pas le bateau.  Nous sommes agréablement surpris car on nous avons raconté quelques expériences plus ou moins le fun, avec fouille et tout et tout.  Le policier nous aide à quitter le ponton et nous dit « Have a good day », que demander de plus ?  Il est 10h30, nous reprenons notre route et commençons la découverte du Lac Champlain.   

Maintenant que nous sommes dédouanés, j'enlève le drapeau jaune et j'installe le drapeau américain, en signe de courtoisie.  Ce drapeau nous accompagnera tout le temps que nous seront dans ce pays.  

Notre drapeau de courtoisie américain

C'est maintenant que débute notre histoire avec les É-U et elle débute drôlement.  Quelques milles après la douane américaine, Réjean fait un virement de bord rapide. Il me cri, Hélène ! Le drapeau américain est à la flotte.  J'essaie de le récupérer avec la gaffe mais c'est peine perdu, il a coulé au fond du lac.  Nous devrons en acheter un nouveau et cette fois, le Capi fera la vérification de mon installation qui, de toute évidence, n'était pas bien faite.

La navigation va très bien, le capitaine laisse "ALFRED" aux commandes.  (Alfred est le nom de notre pilote automatique).

14 heures – Réjean nous a trouvé un endroit de mouillage dans la baie « Pelots Bay » près de la ville de « North Hero ».  Le mouillage est près d'une marina alors, nous espérons enfin envoyer nos messages… J 

Notre mouillage dans la "Pelots Bay" - Réjean fait une petite baignade.

Notre mouillage dans la "Pelots Bay" 

Message du Capitaine

Il faut dire que j'avais tracé la route la veille et elle m'a conduit directement aux douanes canadiennes. Petite erreur de pays et nous repartons du quai canadien pour se rendre au quai américain. Le douanier a une série de dents noires en bas à gauche probablement dues à la chique de tabac. Il n'est pas commode mais il ne nous cause aucun problème même si je lui dis que j'ai couché avec Ben Laden dans le golfe persique. C'est une blague voyons. Il faut être « low profile ».

Nous naviguons dans le lac avec un vent d'ouest de 15 nœuds sans problème. Nous entrons dans la passe de Pelots Bays et sûr de moi, je m'aventure plus loin dans la petite baie. Et bang ! on s'échoue généreusement.  En tout cas, je me dis que l'ancre ne chassera pas. Je regarde la carte électronique et je devrais me déplacer vers tribord. Mais après avoir mis l'Écho à l'eau et sonder le tour du bateau, je réalise qu'il y a plus d'eau sur bâbord. Malgré les manœuvres au moteur, rien ne bouge. J'essaie de tirer la proue du bateau avec l'Écho mais le 4,5 HP n'est pas à la hauteur. Je défais l'ancre et va la mouiller 100 pieds plus loin avec l'Écho. Ensuite je reviens au bateau et tire comme un beau diable sur la chaîne d'ancre. Je ne suis pas assez fort. Je demande à la mousseline d'installer l'amarre prévue pour l'ancre sur le winch de l'écoute de grand-voile et elle tourne la manivelle. Pendant ce temps, un zodiac s'en vient avec deux personnes à bord. Ce sont des québécois qui me disent : « T'as pas lu ta carte ? ». Ben justement oui mais je ne sais pas ce qui s'est passé. Ils m'aident, mais ils ne réussissent pas. Mais en tirant sur l'ancre avec le winch, je réussis à pointer le bateau vers les profondeurs du lac. Pendant ce temps, la mousseline ordonne au moteur de collaborer et avec son tempérament autoritaire, le pauvre Kubota plie l'échine et pousse le bateau dans la direction de la délivrance. Enfin, la quille se sort de la vase et nous voilà en eau libre. Je ramasse l'ancre, les cordages et les amarrages et allons mouiller où il y a plein de bateaux. Après analyse de la carte, je ne comprends toujours pas ce qui s'est passé, mais ce sera une autre aventure dans notre blog.

Message du technicien en instrumentation

C'est une grosse aventure, mais il y en a une autre que j'ai oubliée. En partant ce matin, le sondeur a décidé qu'il ne fonctionnait plus. Je suis en beau maudit ; moi qui commençais à lui faire confiance. Pendant que la mousseline garde le cap, je procède à des vérifications. Il n'y a plus de voltage aux bornes du sondeur. Je vérifie le fusible, il est ok. Je vérifie le 12 volts au bout du fusible, il est absent. Alors facile pour moi de mettre un cavalier pour l'alimenter. Malgré tout, il demeure muet. Alors je décide de le démonter. Mais je m'attarde aux connexions sans trouver la cause. Je rassemble le tout et je zigonne les branchements. Enfin le signal sort de sa boîte et indique 22 pieds tout comme le GPS. La Mousseline me fait son plus  beau sourire et nous continuons.  Nous en avons encore pour 11 mois comme ça. Il faudra s'y faire.

À bientôt !



31/07/2010
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